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Nouvelle classification pour les établissements - Le Républicain Lorrain

Nouvelle classification pour les établissements

C’est une des grandes nouveautés dans l’hôtellerie. Depuis la fin d’année dernière, les établissements sont soumis à un nouveau classement. Exit les catégories 0 étoile et 4 étoiles luxe. Une nouvelle catégorie d’hôtels, 5 étoiles, est en revanche créée. Pendant une période de trois ans, l’ancien et le nouveau classement cohabiteront. À l’issue, les hôteliers devront apposer le nouveau panonceau. Les étoiles ne seront plus accordées à vie, comme dans l’ancien classement datant de 1986, mais pour une période de 5 ans. Passé ce délai, si l’hôtel souhaite les conserver, il devra faire lui-même appel à un cabinet d’audit accrédité et le payer. Car le classement de l’hôtel, vécu comme une obligation par les professionnels, repose toujours sur la base du volontariat.
«Les normes sont plus contraignantes. On va donc forcément avoir une montée en gammes. Ce qui ne peut être que positif pour les clients », se félicite Jean-Luc Vares, représentant lorrain du groupement national des chaînes. Dans la grille de 1986, pour avoir 1 étoile, il suffisait de remplir 30 critères, contre 62 dans cette nouvelle grille. Elle est divisée en trois grands chapitres (équipements, service au client et accessibilité-développement durable) comportant entre 225 et 233 critères. Certains sont obligatoires et d’autres optionnels. L’établissement peut n’avoir que 95 % des critères obligatoires. Et compenser les 5 % restant par des points optionnels.
«Ce nouveau classement a pour objectif d’améliorer la lisibilité de l’offre française, en la mettant notamment en adéquation avec ce qui est proposé ailleurs en Europe. L’autre objectif est de moderniser les infrastructures hôtelières », explique Cathy Ferrari, présidente de la branche hôtellerie au sein de l’Upihm (Union professionnelle de l’industrie hôtelière de Moselle). Mais pour la spécialiste, il n’y a rien de révolutionnaire : «Cette nouvelle grille est tout à fait correcte. Un établissement qui se respecte doit déjà être dans les clous. Si on fait régulièrement des investissements, ils ne nous demandent pas la lune. Avec quelques aménagements supplémentaires, on peut même aller chercher l’étoile supérieure. Mais en Lorraine, ça ne se justifie pas. Enfin, ce nouveau classement va faire avancer ceux qui sont à la traîne. Mais ils sont rares dans notre région. »
Les professionnels sont donc ravis : «Tout ce qui va dans le sens d’une meilleure qualité pour la clientèle est positif », ajoute l’hôtelière. Le cahier des charges est en tout cas beaucoup moins contraignant que celui réclamé pour la sécurité et l’accès aux personnes handicapés : «On nous en demande toujours plus dans ces domaines, et financièrement, ça devient compliqué », estiment Cathy Ferrari et son mari Arnaud.

Publié le 08/02/2010

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